Des MBA plus flexibles

Certaines options moins chronophages que la classique maîtrise de type recherche permettent d’ajouter un diplôme de deuxième cycle plus « facilement » à son CV. Les EMBA, pour Executive MBA ou MBA pour cadres, sont des formations accélérées de deux ans ou moins destinées aux professionnels travaillant à temps plein. Pourquoi s’y inscrire ?

Ce type de formation générale a été conçue pour les professionnels qui ont déjà une bonne expérience de gestionnaire : l’ingénieur qui souhaite délaisser le côté technique pour devenir ingénieur d’affaires, la spécialiste RH qui veut arrimer ses actions à l’environnement comptable et financier de l’entreprise, le consultant d’affaires qui aspire à saisir tous les détails de ses mandats ou encore le propriétaire de PME.

Dans tous les cas, il faut compter au moins cinq ans en poste, parfois davantage, pour s’y inscrire. Les expériences en gestion de projets et d’équipe sont considérées, dans la plupart des programmes, pour de l’expérience en gestion.

Les programmes de MBA pour cadres ne forment pas de spécialistes, mais fournissent plutôt aux étudiants une compréhension approfondie de diverses fonctions de gestion. « Nos étudiants viennent chercher une valeur ajoutée grâce aux travaux basés sur des problématiques réelles puisées dans leurs milieux professionnels [ce qui leur permet de] mieux comprendre, communiquer et même challenger leurs collègues », explique André Gascon, directeur des programmes de 2e cycle à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.

« L’étude par l’examen et la résolution de cas réels permet non seulement de valoriser leurs études auprès de leur employeur, mais aussi de transférer leurs apprentissages en interventions dans l’organisation », renchérit Guy Cucumel, directeur du MBA et cadres à l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM.

Le déroulement

Si l’expérience est au centre des approches pédagogiques privilégiées, le partage des connaissances et du savoir-faire est favorisé grâce à des travaux d’équipe. Les cours en salle sont dispensés la fin de semaine, à intervalles variables selon programmes, mais tout est pensé pour faciliter la conciliation études, vie professionnelle — à temps plein, faut-il le rappeler — et vie de famille. Mot clé : flexibilité. D’ailleurs, il est facile de reprendre des séances au besoin. Pas étonnant que, dans ce contexte, les cours proposés en ligne soient plutôt populaires !

Les étudiants étrangers peuvent aussi s’y inscrire ; c’est le cas du programme de l’ESG UQAM, offert dans 12 pays. « C’est une façon pour ces étudiants d’obtenir un diplôme nord-américain valorisé sans avoir à se déplacer », précise Guy Cucumel.

Les coûts

Ils varient grandement, selon les modalités de subventions gouvernementales des programmes et les contenus de séjours à l’étranger. À titre d’exemple, le MBA pour cadres de l’ESG UQAM, le moins cher au Québec, coûte 8 400 $, tandis que celui offert conjointement par McGill et HEC Montréal exige une somme de quelque 91 000 $. Entre les deux, il faut débourser 20 000 $ à l’Université Laval, 49 200 $ à l’Université de Sherbrooke et 75 000 $ à Concordia.

Notons tout de même que diverses dépenses sont comprises dans ces frais : séjour d’études à l’étranger, outils informatiques, matériel de cours, repas lors des journées de cours et accès au centre sportif, notamment.

« L’investissement en vaut le coût », croit néanmoins André Gascon. Selon les calculs de l’Université Laval, « nos étudiants obtiennent une promotion accompagnée d’une augmentation de salaire moyenne de 10 % ».

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