À savoir avant d’accepter de siéger à un C.A.

Quand on a des compétences avérées en finances, en gestion ou en droit, il est fort possible qu’on soit invité à siéger à un conseil d’administration. Que faut-il savoir avant d’accepter ce rôle qui vient avec son lot de responsabilités ?

Accepter pour les bonnes raisons
Bien que l’offre soit flatteuse, un temps de réflexion s’impose. Devenir administrateur d’une organisation ou d’une entreprise, c’est contribuer à définir ses orientations, à établir ses objectifs et à élaborer ses stratégies tout en surveillant le fonctionnement des affaires courantes. Si le secteur d’activité et la mission de l’organisation vous plaisent et correspondent à vos valeurs, c’est pour vous. À l’inverse, accepter uniquement pour le réseautage ou pour pouvoir l’inscrire à votre CV peut entacher votre réputation, et ce, très rapidement.

Informations sur l’organisation
Tentez d’obtenir le plus d’informations possible sur l’entreprise ou l’organisation qui vous a approché : réputation et compétences des dirigeants, bilan financier, plan stratégique, dossier juridique… En somme, tout ce qui pourrait nuire à la croissance sinon à la survie de l’organisation.

Vous pouvez également obtenir des informations sur l’équipe de direction et ses relations avec les employés pour comprendre quel type de personnes auront à mettre en œuvre les décisions prises lors des rencontres du conseil d’administration.

Évaluer les risques
En tant qu’administrateur, vous êtes responsable de la saine gouvernance de l’organisation, ce qui signifie que vous pourriez être condamné pour des fautes financières ou autres, comme des défauts de paiements, des actes compromettant la santé et la sécurité au travail, des infractions à la loi sur valeurs mobilières, etc. Vérifiez que l’entreprise souscrit une assurance-responsabilité pour les administrateurs et les dirigeants avant de vous y engager.

Assurez-vous que l’entreprise ou l’organisation montre patte blanche à l’égard des questions environnementales ou de responsabilité sociale. Être associé à ces dossiers chauds prisés par l’actualité pourrait faire grand dommage à votre réputation.

Avoir du temps…
Il n’y a pas de règle : le nombre de réunions du conseil et leur durée restent à la discrétion de l’entreprise ou de l’organisation. Vous aurez à consacrer du temps pour participer aux réunions du conseil, vous devrez aussi vous préparer à celles-ci et connaître les principaux enjeux et défis du secteur d’activité en suivant l’actualité, un investissement d’environ 300 heures par année pour une société par actions, ou d’une cinquantaine d’heures pour un OSBL.

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